L’histoire charge les objets de sens, de représentations et de symboles.
En 2021, Didier Zakine prend une décision qui transforme profondément son existence : acquérir le tapis rouge du Festival de Cannes, cet objet mythique devenu à la fois icône mondiale et matière jetable.
Chaque année, ce tapis disparaît.
Il est détruit, recyclé ou transformé, alors même qu’il demeure le témoin silencieux des cultures, des époques et des récits du monde.
Il est détruit, recyclé ou transformé, alors même qu’il demeure le témoin silencieux des cultures, des époques et des récits du monde.
Depuis plus de trente ans, une question habite l’artiste : comment une icône universelle peut-elle rester condamnée à l’éphémère ?
Cette interrogation devient alors une quête : faire passer le tapis rouge de l’éphémère à l’éternel. Un mouvement que l’artiste nomme EPHERNEL.
Au Salar de Uyuni, cette recherche prend une dimension nouvelle.
Face à l’immensité blanche du désert de sel, le tapis cesse d’être un symbole de pouvoir ou de représentation. Il devient matière, lumière, présence.
Sous une lumière d’une pureté presque irréelle, l’artiste désacralise l’objet pour mieux le réinventer ailleurs.
Le tapis rouge dialogue alors avec l’une des sept merveilles naturelles du monde, jusqu’à parfois s’y confondre.
Le tapis rouge dialogue alors avec l’une des sept merveilles naturelles du monde, jusqu’à parfois s’y confondre.
Dans cet espace hors du temps, Didier Zakine comprend que son geste dépasse désormais l’objet lui- même.
Le tapis rouge n’est plus seulement un fragment de cinéma.
Il devient un langage capable de dialoguer avec quelque chose de plus vaste que nous.
Le tapis rouge n’est plus seulement un fragment de cinéma.
Il devient un langage capable de dialoguer avec quelque chose de plus vaste que nous.