Auto-portrait est une plongée dans les entrailles rouges et sombres où la pensée se forme avant même d’exister.
L’œuvre exprime cette première confusion intérieure, celle qui tourbillonne, se replie et s’enroule sur elle-même dans une quête sans issue apparente.
L’œuvre exprime cette première confusion intérieure, celle qui tourbillonne, se replie et s’enroule sur elle-même dans une quête sans issue apparente.
Chaque boucle semble chercher une échappatoire, mais le chemin revient toujours à lui-même. C’est un espace dense, presque organique, où l’oxygène manque et où la création apparaît d’abord comme une lutte avant de devenir forme.
La matière rouge, vibrante et tendue, évoque les douleurs silencieuses des commencements. Les désillusions y circulent comme des veines fermées, prêtes à éclater ou à se taire. Rien n’est lisse ici : tout est tension, hésitation, collision entre l’espoir et le vertige.
À travers ce labyrinthe intérieur, Didier Zakine raconte un artiste qui se cherche en acceptant de se perdre.
Les plis deviennent alors le théâtre intime d’une métamorphose encore incertaine.
Les plis deviennent alors le théâtre intime d’une métamorphose encore incertaine.
Dans Auto-portrait, l’artiste expose l’état brut de sa naissance artistique : un chaos vital, nécessaire, irréductible.